Dans cette galerie, deux séries sont présentées par l'auteur:
Viviane
Qui es-tu belle dame?
Où te caches-tu?
Je te revois encore, dans ta longue robe blanche tombant sur les chevilles, avec tes cheveux d'or ondulés descendant jusqu'aux coudes, et surtout, ton sourire et tes yeux d'azur.
Je me souviens, tu t'adressas à moi, il y a 25 ans de cela maintenant. C'était un soir, à l'occasion d'un festin sur les bords du Lac. Maladroitement, fort occupé que j'étais, je ne prêtai pas de suite attention à toi. Me ravisant, je te cherchai alors, et, ne te trouvant point, je m'enquis auprès de mes nombreux amis présents; Tous t'avaient remarquée, tu n'étais donc pas le fruit de mon imagination, nul ne savait qui tu étais, nul ne savait d'où tu venais, nul ne t'avait vue partir. Tu avais tout simplement disparu, comme tu étais apparue.
Depuis je reviens, inlassablement sur les rives de notre trop brève rencontre, qu'il vente, qu'il gèle, de jour comme de nuit. Te reverrai-je? M'accorderas-tu une seconde chance?
Oui, peut-être; Ou, tout du moins, je me plais à le croire, tant le Lac m'a révélé de secrets au long de ces années. Petit à petit, derrière le miroir de sa surface, il s'est dévoilé, offrant à mon regard un nouvel univers. Ai-je franchi cette frontière entre le monde visible et le monde invisible des anciennes légendes?
Atteindrai-je ton château, Dame du Lac? Car j'en suis sûr, tu es la Dame du Lac; M'ouvriras-tu ta porte? Ma patience sera-t-elle récompensée?
L'auteur muni de son appareil photo a ainsi réalisé, dans sa quête de Viviane, trois séries successives, de 10 à 15 photographies chacune; "Le temps des brumes", "Le temps des mystères", et "Territoires énigmatiques" .
Néonlogisme
La Lumière; Vaste sujet, mais aussi le plus banal qui soit, tant il est, par définition, naturellement associé à la notion même de photographie. Mais, ici, l'auteur s'interroge, non pas sur cette lumière essentielle à la création de l'image, évidente dès qu'on l'évoque, mais, sur celle sans laquelle l'œuvre n'accéderait à aucun statut public et n'existerait, par conséquent, qu'aux seuls yeux de son créateur.
Sans elle, qu'elle soit simple lumière du jour ou issue d'un éclairage artificiel plus ou moins sophistiqué, nul tirage, nulle diapositive, nul négatif, nul fichier numérique ne saurait être montré à distance de sa création, enfermé qu'il serait dans les ténèbres.
Cette lumière peut varier dans ses caractéristiques physiques, et par là, influencer la lecture et l'interprétation de l'image, selon son intensité, sa dominante colorée, ou même son orientation. Les puristes s'attacheront à la rendre la plus proche possible d'un idéal type "lumière du jour". Les visites dans les musées et les galeries permettent d'en juger.
Par son interprétation, dans Néonlogisme, l'auteur nous présente la manière originale par laquelle les organisateurs traitent le problème lors des expositions aux Ateliers SNCF, pendant les Rencontres Internationales de la Photographie d'Arles, 2006, 2007, et 2008.